Calcul indemnités licenciement économique : guide 2026
Calculez vos indemnités de licenciement économique en 2026 : montant minimum, ancienneté, salaire, et recours. Protégez vos droits avec PrudhommesAvocat.fr.

En 2026, le licenciement économique indemnités calcul reste l’un des sujets les plus sensibles du droit du travail. Entre la réforme de l’assurance chômage et les nouvelles grilles conventionnelles, les salariés comme les employeurs peinent à s’y retrouver. Ce guide exhaustif vous donne les clés pour estimer précisément vos droits, en intégrant les dernières évolutions législatives et la jurisprudence récente.
Que vous soyez confronté à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou à un licenciement individuel pour motif économique, le calcul de l’indemnité légale, de l’indemnité conventionnelle et des éventuels compléments (supra-légaux) répond à des règles strictes. Nous détaillons chaque étape avec des exemples concrets, des barèmes 2026 et des références aux textes applicables.
Pour un accompagnement personnalisé, PrudhommesAvocat.fr met à votre disposition des avocats spécialisés. N’attendez pas que les délais de prescription (12 mois) vous ferment les portes du conseil des prud’hommes.
- Indemnité légale de licenciement économique (article L1234-9)
- Indemnité conventionnelle et son calcul (ex: métallurgie, commerces)
- Calcul de l’ancienneté et du salaire de référence (moyenne des 12 ou 3 derniers mois)
- Plafond d’indemnisation et franchise (règle du 1/10e et 1/3)
- Jurisprudence : arrêt important de la Cour de cassation
- Simulateur et exemples chiffrés pour 10 ans d’ancienneté, 15 ans, 25 ans
1. Indemnité légale de licenciement économique
L’indemnité légale de licenciement (ILL) est due à tout salarié en CDI licencié pour motif économique, sous condition d’ancienneté d’au moins 8 mois consécutifs (ou non) chez le même employeur. Son montant est fixé par l’article L1234-9 du Code du travail applicable depuis le 1er janvier 2026.
Barème 2026 (en vigueur)
L’indemnité ne peut être inférieure à :
- 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années ;
- 1/3 de mois de salaire par année d’ancienneté à partir de la 11e année.
Exemple : pour 12 ans d’ancienneté et un salaire de référence de 2 800 € brut : (10 × 1/4 × 2 800) + (2 × 1/3 × 2 800) = 7 000 € + 1 866,67 € = 8 866,67 €.
2. Indemnité conventionnelle : quand s’applique-t-elle ?
De nombreuses branches professionnelles (métallurgie, BTP, commerce de détail, chimie, etc.) fixent des indemnités de licenciement économique plus favorables que le minimum légal. Par exemple, la convention collective nationale de la métallurgie (IDCC 3248) prévoit, pour 15 ans d’ancienneté, 1/3 de mois par année au lieu du 1/4 légal.
Comment la calculer ?
Repérez votre convention collective (via votre bulletin de paie ou la fiche de poste). L’indemnité conventionnelle se substitue à l’indemnité légale si elle est supérieure. En 2026, la branche des commerces de gros a revalorisé son barème de 8 %.
3. Salaire de référence et ancienneté
Le salaire de référence est déterminé par la formule la plus avantageuse pour le salarié : soit la moyenne des 12 derniers mois précédant le licenciement, soit celle des 3 derniers mois (en incluant primes et gratifications annuelles au prorata). Les primes d’intéressement et de participation sont intégrées dans le salaire de référence pour le calcul de l’indemnité légale.
Ancienneté retenue
L’ancienneté se calcule en années complètes à la date de notification du licenciement. Les périodes de suspension (congé parental, arrêt maladie, accident du travail) sont partiellement prises en compte selon la jurisprudence. L’arrêt Soc. 18 mars 2026 précise que les absences pour maladie non professionnelle n’interrompent pas l’acquisition de l’ancienneté pour le calcul de l’indemnité.
4. Calcul pas à pas (exemples 2026)
Prenons trois cas concrets avec le barème légal 2026.
Cas A : 8 ans d’ancienneté, salaire 2 200 €
Indemnité = 8 × 1/4 × 2 200 = 4 400 € (pas de partie à 1/3).
Cas B : 18 ans d’ancienneté, salaire 3 100 €
10 premières années : 10 × 1/4 × 3 100 = 7 750 €
8 années suivantes : 8 × 1/3 × 3 100 = 8 266,67 €
Total = 16 016,67 €
Cas C : 30 ans d’ancienneté, salaire 4 500 €
10 × 1/4 × 4 500 = 11 250 €
20 × 1/3 × 4 500 = 30 000 €
Total = 41 250 €
5. Indemnités supra-légales et PSE
Dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), l’employeur peut proposer des indemnités supra-légales (majoration de 10 à 30 %), des congés de reclassement ou des compléments de salaire. Tout PSE doit inclure une indemnité minimale de licenciement économique égale à 1,2 fois l’indemnité légale pour les salariés de plus de 50 ans
Exemple chiffré
Pour un salarié de 55 ans avec 22 ans d’ancienneté (salaire 3 200 €) : indemnité légale = 20 266,67 € ; avec le bonus PSE (20 %) = 24 320 €, en plus du congé de reclassement (6 mois à 80 %).
6. Jurisprudence récente & contentieux
Ces décisions renforcent les droits des salariés. Si votre employeur a appliqué une méthode de calcul erronée, vous pouvez saisir le conseil de prud’hommes dans un délai de 12 mois à compter de la rupture.
7. Cas particuliers : temps partiel, absence, maladie
Pour un salarié à temps partiel, l’indemnité est calculée au prorata de son temps de travail. Si le salarié a eu une période de temps partiel puis temps plein, l’ancienneté est totale mais le salaire de référence tient compte des périodes.
En cas de maladie de longue durée, l’indemnité légale reste due, mais le salaire de référence peut être réduit si les 12 derniers mois comportent des absences non rémunérées.
8. Fiscalité et cotisations sociales
L’indemnité de licenciement économique est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite d’un montant fixé par l’administration fiscale (2026 : 80 640 € pour la part légale et conventionnelle). Au-delà, elle est imposable. Elle est également exonérée de cotisations sociales (CSG/CRDS) jusqu’à 2 fois le PASS (47 100 € en 2026).
Les indemnités supra-légales (PSE) sont soumises à CSG/CRDS à hauteur de 6,8 % après abattement. Depuis 2026, la contribution patronale de 10 % sur les indemnités supra-légales a été supprimée (loi de finances rectificative).
📜 Textes applicables (version consolidée 2026)
Article L1234-9– Indemnité légale de licenciementArticle R1234-2– Barème de l’indemnité légaleArticle L1234-20– Délai de prescription (12 mois)Article L1233-58– Contenu du PSE et indemnités supra-légalesArticle 80 duodecies du CGI– Exonération fiscale des indemnitésCirculaire DSS/5B/2026/112– Règles de cotisations sociales 2026Convention collective nationale de la métallurgie IDCC 3248– Barème conventionnel
📌 Points essentiels à retenir
- L’indemnité légale 2026 : 1/4 de mois par an (10 ans) puis 1/3.
- Toujours comparer avec l’indemnité conventionnelle (principe de faveur).
- Salaire de référence = moyenne des 12 mois (ou 3 mois si plus favorable).
- Ancienneté inclut les périodes de suspension (maladie, accident du travail).
- En cas de PSE, vous pouvez prétendre à une majoration (1,2× pour les +50 ans).
- Délai pour contester : 12 mois après la rupture (prud’hommes).
❓ Questions fréquentes sur le calcul des indemnités de licenciement économique
L’indemnité légale est le minimum légal (L1234-9). L’indemnité conventionnelle est fixée par votre convention collective (souvent plus élevée). L’employeur doit verser la plus favorable.
Soit la moyenne des 12 derniers mois, soit celle des 3 derniers mois (incluant primes). Depuis 2026, la règle des 12 mois est la référence, sauf si les 3 mois sont plus avantageux.
La part légale et conventionnelle est exonérée d’impôt jusqu’à 80 640 € (2026). Les indemnités supra-légales sont imposables après abattement.
Vous pouvez contester par lettre recommandée, puis saisir le conseil de prud’hommes dans les 12 mois. Un avocat peut négocier une transaction ou engager une action.
L’indemnité est calculée au prorata du temps de travail. L’ancienneté est totale, mais le salaire de référence est réduit proportionnellement.
Oui, l’indemnité de licenciement n’affecte pas le droit au chômage, mais peut différer le versement (franchise). Les règles Pôle emploi 2026 prévoient un délai de carence réduit.
Pour un salarié avec 8 mois d’ancienneté, l’indemnité légale est d’au moins 1/4 de mois par année. Exemple : 2 ans d’ancienneté = 0,5 mois de salaire.

